Bowling for Columbine de Michael Moore

Mercredi 31 octobre 2007

Synopsis :

« Documentaire se posant la question : pourquoi le nombre de morts par balles au États-Unis est-il plus élevé qu’ailleurs. Au début du film, Michael Moore démontre la facilité d’obtenir une arme à feu en allant dans une banque qui offre une arme à feu à l’ouverture d’un compte. Durant le film, il parle à plusieurs personnes ayant un rapport proche ou non de l’attentat d’Oklahoma City, du meurtre d’un enfant de 6 ans par un autre enfant de 6 ans et principalement du massacre à l’école Columbine. »

Malgré le fait que Moore a la tendance à manipuler le spectateur en lui montrant des scènes émotives, je trouve ce film très intéressant. Je ne viens pas des États-Unis et je n’ai pratiquement jamais porté d’arme, donc je ne me sens vraiment pas visé, mais je suis certain que ça a fait réfléchir une bonne partie des personnes concernées. L’aspect qui m’a le plus intéressé est la peur des américains influencée par les médias. Je n’ai jamais écouté les nouvelles des États-Unis, mais il est également très vrai ici que la télévision influence nos peurs. Par exemple, pour ceux qui restent en région, qu’est-ce qu’on entend souvent dire sur Montréal? C’est une ville dangereuse et il a beaucoup de crimes. C’est tout à fait normal qu’il y ait plus de crimes puisque qu’il y a presque 2 millions de personnes vivant à Montréal et environ 7.5 millions dans tout le Québec. Le problème est que lorsqu’on écoute les nouvelles, la plupart des choses qu’on entend de Montréal est qu’il y a eu une agression, un meurtre ou de la violence. On entend beaucoup plus les effets négatifs que positifs.

J’aimerais aussi donner mon opinion sur un aspect que le film critique. On voit beaucoup de personnes dans le film qui disent avoir une arme chargée chez eux. Ils ont l’illusion d’être plus en sécurité avec ça. Moi, je dis que c’est bien le contraire : si un voleur par exemple entre chez vous, tu as beaucoup plus de chance de t’en sortir si tu lui dis de prendre ce qu’il veut et de s’en aller que si tu lui pointes un fusil dans la figure. Un autre problème des fusils est qu’il est trop facile de les utiliser, par exemple si quelqu’un se met dans une grande colère, il risque beaucoup plus de faire un geste qu’il regrettera s’il a un fusil dans sa poche que s’il utilise ses poings. Il risque de faire un peu de dommage avec ses poings, mais ça en restera la sauf avec le fusil, un petit geste de doigt peut enlever la vie de quelqu’un.

Je vais conclure sur une question que je considère très facile à répondre : qu’est-ce qui est plus sécuritaire entre une société où tout le monde possède une arme à feu ou une société où au contraire, personne n’en possède?


The Insider de Michael Mann

Lundi 29 octobre 2007

Synopsis :

« Jeffrey Wigand était vice-président responsable de la recherche et du développement du fabricant de cigarette américain Brown & Williamson Tabbaco Corporation avant de se faire renvoyer. Il est renvoyé à cause d’une série d’accrochages où le dernier était lorsque Wigand demanda de retirer la coumarine comme additif au tabac pour pipe. Par une série d’événements, il s’associe à Lowell Bergman, le producteur d’une émission sur CBS : 60 minutes. Il accepta en 1993 d’accorder une entrevue à l’émission malgré son contrat de non divulgation avec son ancienne compagnie de tabac. Avant de diffuser l’émission, la compagnie CBS décide de modifier l’émission et de retirer l’entrevue par peur d’être poursuivie par la compagnie de tabac. Bergman contact un journaliste du New York Times et révèle tout ce qui s’est passé à CBS. CBS décide finalement de diffuser l’entrevue au complet en 1996. »

Étant une histoire vrai (sauf pour quelques détails), c’est assez troublant de voir comment des grosses compagnies peuvent avoir un grand pouvoir. C’est aussi troublant de voir autant de personnes qui savent que leurs produits tuent des gens et qui ne disent rien. Heureusement, quelques fois, des gens se détache du lot et décide d’agir comme Jeffrey Wigand. Ce phénomène est applicable à plusieurs entreprises, pas seulement celle du tabac. Des grosses compagnies comme Wal-Mart par exemple, font ce qu’ils veulent, car ils ont l’argent. Comme par exemple, le Wal-Mart de Jonquière au Québec qui a fermé après que ses employés se soient syndiqués. Un exemple encore plus flagrant ces temps-ci serait les compagnies pétrolières. Ils font monter les prix pour une raison quelconque et, malgré les protestations, ils finissent par gagner. Aujourd’hui, nous sommes heureux quand on va faire le plein et que le prix est à 95 cents le litre parce qu’il était à 1 dollar la semaine passé. Malheureusement, aujourd’hui il existe encore plusieurs compagnies comme celle du tabac dans le film. Encore aujourd’hui, on voit souvent des controverses avec les fabricants de médicaments. Ceux qui ont l’argent sont ceux qui ont la puissance. C’est ce qu’on appelle le système capitaliste.


A Clockwork Orange de Stanley Kubrick

Lundi 29 octobre 2007

Synopsis :

« Dans un futur rapproché, Alex est un jeune délinquant passionné de musique. Il adore le sexe et la violence. Un jour, lors d’un mauvais coup, il tue quelqu’un et ses amis le trahissent en l’assommant avec une bouteille et en le laissant sur les lieux du crime. Il se fait arrêter par la police et il est incarcéré pour meurtre. Le gouvernement invente une nouvelle technique pour laver le cerveau des criminels pour qu’ils soient incapables d’actes violents et il se porte volontaire pour tester cette technique parce qu’on lui a dit qu’il serait libre après 15 jours de traitement. La technique fonctionne et il n’est maintenant plus capable d’acte de violence sous peine de subir un grand malaise. Durant le traitement, une musique de Beethoven est jouée pendant un film et il ne sera plus capable de la supporter comme la violence. Malheureusement pour lui, à sa sortie, il rencontre toutes ses anciennes victimes et la dernière l’enferme avec la musique de Beethoven qu’Alex ne peut supporter et il tente de se suicider. »

Kubrick avait une drôle de vision du futur : des endroits ternes et sans couleur aux endroits très colorés avec des meubles de formes particulières comme par exemple un siège que l’on peut refermer et qui prend la forme d’une demi sphère. Quoi qu’il en soit, même si le futur dans le film est particulier, quelques aspects de la société semblent correspondre. Dans le film, le sexe est partout et la violence chez les jeunes est très élevée. Aujourd’hui le sexe est aussi partout, on entend parler de jeune de 12 ans qui font des orgies et grâce à Internet, on voit de plus en plus de violence dans nos écoles.

La façon de laver le cerveau dans le film est basée sur les recherches de Pavlov. On peut par exemple, associer la nourriture donnée à un chien à un son de cloche et avec l’habitude, le chien associera le son de cloche à de la nourriture. Dans le film, on associe la violence à un malaise donné par une drogue. Après quelques jours, le sujet subit un grand malaise lorsqu’il tente de faire un acte violent comme le chien salive au son de la cloche.

L’idée de base du film pourrait, encore aujourd’hui, nous faire poser des questions. Nos prisons sont surchargées et on voit souvent des criminels sortant de prison faire des actes qui auraient facilement pu être évités. On sait que la pédophilie n’est pas guérissable et on voit souvent des pédophiles récidiver. Croyez-vous que l’idée de laver le cerveau de ces criminels serait une idée envisageable? Pour ma part, cette idée est quelque peu excessive, mais quand j’entends des personnes dire qu’il faudrait remettre la peine de mort pour ce genre de criminel, je crois que je pencherais beaucoup plus pour la première idée. Quoi que comme on montre dans le film, on verrait certainement un phénomène inverse, c’est-à-dire que les « bons » citoyens deviendraient les criminels en compagnie de ces anciens criminels incapable de violence. De plus, nous perdons notre humanité en nous empêchant de choisir entre le bien et le mal comme le dit l’aumônier dans le film : « Quand un homme cesse de choisir, il cesse d’être un homme. » (Stanley Kubrick, 1971).

En pesant le pour et le contre, choisiriez-vous cette méthode si elle existerait et si oui, à quel criminel l’appliqueriez-vous?


Natural Born Killers de Oliver Stone

Dimanche 28 octobre 2007

Synopsis :

« Mallory, une fille vivant dans une famille ordinaire se fait constamment violer par son père sans que personne ne s’en mêle. Elle rencontre un jour Mickey et elle se sauve de chez elle avec lui en volant l’auto de son père. Mickey se fait arrêté, mais se sauve de la prison un peu plus tard et retourne chercher Mallory. Ensemble, il tu son père et sa mère et se sauve. Sur leur route, il tue un grand nombre de personnes comprenant plusieurs policiers. Une bonne partie de la population les admire pour ce qu’ils font. Lors qu’ils se font enfin arrêté, un journaliste obtient une entrevue avec Mickey dans sa prison qui sera diffusé en direct à la télévision. »

Tout le film est une critique de la télévision et des médias. Il montre comment les médias élèvent les tueurs en série au niveau de super star. De plus, si on se fit à la puissance qu’ont les médias et la télévision sur la population dans le film, on peut croire qu’il est basé sur le modèle béhaviorisme. Par exemple, on peut voir des témoignages de personnes qui disent admirer les deux tueurs et même un d’entre eux dit que s’il était un tueur en série, il serait Mickey Knox. Un autre exemple de la puissance de la télévision serait à la fin du film lorsqu’une émeute éclate dans la prison après que les prisonniers aient écouté les paroles de Mickey à la télévision. Comme dans le modèle béhaviorisme, la population est vu comme aliéné : « Tu crois que les zombies qui nous regardent se souviennent de quelque chose. » (Oliver Stone, 1994). Un autre aspect de la télévision montré dans le film est que la télévision encourage la violence en diffusant beaucoup de contenu violent. La télévision serait donc en partie responsable des actes des deux tueurs comme l’illustre la scène où Mickey regarde la télévision et parle à Mallory et qu’on voit le contenu de la télévision par la fenêtre : toutes les images montrées sont violentes ou à caractère sexuel. Pour appuyer mes dires, dans une autre scène, lorsqu’ils rencontrent un amérindien, des lettres de lumière sont projetées sur les deux tueurs et une des phrases est : « too much t.v. ».

 

Pour conclure, je pourrais poser comme question : croyez-vous que la télévision a réellement un tel impact sur la population et diffuse-t-on un contenu trop violent?


Fight Club de David Fincher

Dimanche 21 octobre 2007

Synopsis :

« Un cadre (Edward Norton) qui travail dans une compagnie d’automobile souffre d’insomnie et a comme seule joie dans la vie de s’acheter de nouveaux meubles dans les magazines Ikea. Tout change lorsqu’il rencontre Tyler Durden (Brad Pitt), un vendeur de savon qui prône des valeurs complètement à l’opposées des siennes. Lors d’un combat amical, ils attirent d’autres personnes et fondent ensuite le fight club, un club de combat qui permet de laisser aller les valeurs primitives refoulées dans la société moderne. Plus tard, ils fondent une organisation terroriste qui a pour but ultime la destruction de la société de consommation. »

Fight Club est une très bonne critique du mode de vie occidental. Le personnage principal est une image simplifiée du citoyen moyen qui a un travail ordinaire et qui a comme seul but dans la vie de s’acheter des objets pour son appartement. Les occidentaux sont experts pour se créer des besoins. Les publicités sont d’ailleurs les principales coupables en nous promettant du bonheur si on achète de leurs produits, même si nous le sommes tout autant en se laissant berner par celles-ci. Comme dit Tyler : « On nous allèche avec des accessoires et des voitures, on fait des bouleaux qu’on déteste afin de pouvoir s’acheter des trucs inutiles ». En fait, qui n’a jamais rêvé de gagner un million de dollars ou d’avoir un meilleur salaire? Et pourquoi? Pour avoir une meilleure vie? Donc, si on se fit à ces valeurs, avoir la dernière télévision ou une auto de l’année, c’est avoir une meilleure vie. Bon, certains répondront certainement oui à cette affirmation et je suis moi-même attiré vers cette réponse, mais il faut dire que nous vivons avec ces valeurs depuis notre enfance et que nous n’avons jamais connu autre chose. Mais, si on y pense vraiment, on sait que la réponse est non. Ce besoin de consommer est d’ailleurs augmenté dans notre société parce qu’on passe notre vie à envier nos voisins. Les grandes ventes des jeux de hasards et la popularité des jeux télévisés ou de la téléréalité ne font que renforcer ce que j’avance.

Par contre, ce qui est ironique avec Fight Club, c’est qu’il critique le système dans lequel il a été créé, ce qui m’amène à vous dire de prendre ce film avec un grain de sel. C’est bien si ce film vous fait réfléchir sur notre système de surconsommation, mais il ne faudrait pas se laisser convaincre par son côté anarchique et violent. Pour conclure, je vous conseil vivement d’écouter ce film surtout pour le choc qu’il nous donne, mais également pour son côté divertissement très réussi.