Fight Club de David Fincher

Synopsis :

« Un cadre (Edward Norton) qui travail dans une compagnie d’automobile souffre d’insomnie et a comme seule joie dans la vie de s’acheter de nouveaux meubles dans les magazines Ikea. Tout change lorsqu’il rencontre Tyler Durden (Brad Pitt), un vendeur de savon qui prône des valeurs complètement à l’opposées des siennes. Lors d’un combat amical, ils attirent d’autres personnes et fondent ensuite le fight club, un club de combat qui permet de laisser aller les valeurs primitives refoulées dans la société moderne. Plus tard, ils fondent une organisation terroriste qui a pour but ultime la destruction de la société de consommation. »

Fight Club est une très bonne critique du mode de vie occidental. Le personnage principal est une image simplifiée du citoyen moyen qui a un travail ordinaire et qui a comme seul but dans la vie de s’acheter des objets pour son appartement. Les occidentaux sont experts pour se créer des besoins. Les publicités sont d’ailleurs les principales coupables en nous promettant du bonheur si on achète de leurs produits, même si nous le sommes tout autant en se laissant berner par celles-ci. Comme dit Tyler : « On nous allèche avec des accessoires et des voitures, on fait des bouleaux qu’on déteste afin de pouvoir s’acheter des trucs inutiles ». En fait, qui n’a jamais rêvé de gagner un million de dollars ou d’avoir un meilleur salaire? Et pourquoi? Pour avoir une meilleure vie? Donc, si on se fit à ces valeurs, avoir la dernière télévision ou une auto de l’année, c’est avoir une meilleure vie. Bon, certains répondront certainement oui à cette affirmation et je suis moi-même attiré vers cette réponse, mais il faut dire que nous vivons avec ces valeurs depuis notre enfance et que nous n’avons jamais connu autre chose. Mais, si on y pense vraiment, on sait que la réponse est non. Ce besoin de consommer est d’ailleurs augmenté dans notre société parce qu’on passe notre vie à envier nos voisins. Les grandes ventes des jeux de hasards et la popularité des jeux télévisés ou de la téléréalité ne font que renforcer ce que j’avance.

Par contre, ce qui est ironique avec Fight Club, c’est qu’il critique le système dans lequel il a été créé, ce qui m’amène à vous dire de prendre ce film avec un grain de sel. C’est bien si ce film vous fait réfléchir sur notre système de surconsommation, mais il ne faudrait pas se laisser convaincre par son côté anarchique et violent. Pour conclure, je vous conseil vivement d’écouter ce film surtout pour le choc qu’il nous donne, mais également pour son côté divertissement très réussi.

3 réponses vers «Fight Club de David Fincher»

  1. Lafilledanslalune dit :

    Bonne critique! Je n’aurais pas pu faire mieux. Je dois avouer que je suis de celle qui n’aime pas la surconsommation. Ce que je consomme d’inutile, ce sont les bibelots, mais je n’en ai pas des centaines. Je n’ai pas de voiture, pas de cellulaire ni de iPod! Certains diront que je suis vieille fille, mais c’est comme ça que je me sens bien. La voiture, je ne dis pas, mais tous les appareils miniatures qui consistent à emmener son chez-soi à l’extérieur (ex : iPod, DVD portable, etc.) sont inutile. C’est de la surconsommation! Je suis d’accord avec le fait que la société surconsomme et c’est un problème grave! Ce n’est pas une raison pour se taper sur la gueule, mais je suis prête à parier que la majorité de la population ferait une crise de nerfs si l’on enlevait le « luxe » des tablettes des magasins à rayons. Et vous comment réagiriez-vous? Êtes-vous matérialiste?

  2. artty dit :

    Pour ma part, je ne pourrais pas dire que je surconsomme, mais j’ai beaucoup de chose qui me sont vraiment inutile. On peut dire que je suis un matérialiste léger. J’ai besoin d’un certain confort, sans aller dans l’extrême. Je suis d’accord que ce n’est pas une raison de se taper dessus mais je crois que c’est une bonne façon de critiquer la société de surconsommation. On peut prendre comme exemple ce que j’appel des voisins gonflable, que l’on peut retrouver n’ importe où. Je parle des personnes achètent toujours des produits toujours plus gros et plus cher que leurs voisins, juste pour paraître mieux. On peut comparer que chaque fois que l’un des voisins achète quelque chose de plus gros, il donne un plus gros coup de point à son voisin jusqu’à l’un des deux n’ai plus d’argent ou qu’il se tanne. Personnellement je ne crois pas que je ferais une crise de panique si tout le luxe des tablettes disparaissait. Dans le passé les gens vivaient simplement et cela ne les a pas empêchés d’avoir une bonne vie rempli. Pourquoi que la société actuelle ne pourrait pas elle aussi.

  3. Lafilledanslalune dit :

    La dépendance, vous connaissez? La société d’aujourd’hui a gouté à la surconsommation comme à une drogue. Il est certain que les individus peuvent se passer de quelques bibleaux, mais la société peut-elle se passer de festivals, de restaurants et de bars pour ne nommer que ceux-là? Ces éléments ne sont pas essentiels à la vie des habitants d’une ville, mais à la survie de l’ÉCONOMIE de cette ville. C’est une réalité crue de nos jours. Plus rien ne peut vivre sans argent. La plupart des gens ont perdu le sens premier des évènements qui nous entourent. Juste en prenant Noël, je n’ai pas besoin de faire un mémoire! Il n’y a plus beaucoup de famille qui pratique le véritable Noël et c’est un symptôme du capitaliste américain. Le but initial des festivals était de rencontrer de nouvelles personnes et de souder le peuple par des activités de groupe, hors qu’aujourd’hui ce n’est qu’une nouvelle occasion de se défoncer… La société ne peut plus se passer du luxe qu’on lui offre aujourd’hui sans quoi elle dégringolera faute d’argent!

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