A Clockwork Orange de Stanley Kubrick

Synopsis :

« Dans un futur rapproché, Alex est un jeune délinquant passionné de musique. Il adore le sexe et la violence. Un jour, lors d’un mauvais coup, il tue quelqu’un et ses amis le trahissent en l’assommant avec une bouteille et en le laissant sur les lieux du crime. Il se fait arrêter par la police et il est incarcéré pour meurtre. Le gouvernement invente une nouvelle technique pour laver le cerveau des criminels pour qu’ils soient incapables d’actes violents et il se porte volontaire pour tester cette technique parce qu’on lui a dit qu’il serait libre après 15 jours de traitement. La technique fonctionne et il n’est maintenant plus capable d’acte de violence sous peine de subir un grand malaise. Durant le traitement, une musique de Beethoven est jouée pendant un film et il ne sera plus capable de la supporter comme la violence. Malheureusement pour lui, à sa sortie, il rencontre toutes ses anciennes victimes et la dernière l’enferme avec la musique de Beethoven qu’Alex ne peut supporter et il tente de se suicider. »

Kubrick avait une drôle de vision du futur : des endroits ternes et sans couleur aux endroits très colorés avec des meubles de formes particulières comme par exemple un siège que l’on peut refermer et qui prend la forme d’une demi sphère. Quoi qu’il en soit, même si le futur dans le film est particulier, quelques aspects de la société semblent correspondre. Dans le film, le sexe est partout et la violence chez les jeunes est très élevée. Aujourd’hui le sexe est aussi partout, on entend parler de jeune de 12 ans qui font des orgies et grâce à Internet, on voit de plus en plus de violence dans nos écoles.

La façon de laver le cerveau dans le film est basée sur les recherches de Pavlov. On peut par exemple, associer la nourriture donnée à un chien à un son de cloche et avec l’habitude, le chien associera le son de cloche à de la nourriture. Dans le film, on associe la violence à un malaise donné par une drogue. Après quelques jours, le sujet subit un grand malaise lorsqu’il tente de faire un acte violent comme le chien salive au son de la cloche.

L’idée de base du film pourrait, encore aujourd’hui, nous faire poser des questions. Nos prisons sont surchargées et on voit souvent des criminels sortant de prison faire des actes qui auraient facilement pu être évités. On sait que la pédophilie n’est pas guérissable et on voit souvent des pédophiles récidiver. Croyez-vous que l’idée de laver le cerveau de ces criminels serait une idée envisageable? Pour ma part, cette idée est quelque peu excessive, mais quand j’entends des personnes dire qu’il faudrait remettre la peine de mort pour ce genre de criminel, je crois que je pencherais beaucoup plus pour la première idée. Quoi que comme on montre dans le film, on verrait certainement un phénomène inverse, c’est-à-dire que les « bons » citoyens deviendraient les criminels en compagnie de ces anciens criminels incapable de violence. De plus, nous perdons notre humanité en nous empêchant de choisir entre le bien et le mal comme le dit l’aumônier dans le film : « Quand un homme cesse de choisir, il cesse d’être un homme. » (Stanley Kubrick, 1971).

En pesant le pour et le contre, choisiriez-vous cette méthode si elle existerait et si oui, à quel criminel l’appliqueriez-vous?

Laisser un commentaire